04.12.2007

C'est taquetitactique du bloqueur... (refrain)


Bonsoir à tous,

Oh joie, oh bonheur, l'université nous est rendue ! Youpi, tralala, tsouin, tsouin, ...

Cependant, je reste perplexe. A la vue des évenements de la journée, je doute que soit rapidement fait le deuil de la lutte. Bien loin d'en finir, j'ai peur que nous entrions à présent dans un "affrontement de position" : le nombre d'étudiants désireux de reprendre les cours est grand, mais la grogne de nos caverneux bloqueurs reste grande, privés de leur festin LRUesque. A l'image du campus 2, l'on peut craindre une alternance des AGs votant blocage et déblocage, puisque logiquement, si les étudiants contre le blocage sont en cours au moment de l'AG suivante, le blocage peut-être revoté. Puis mobilisation votant contre le blocage, etc...

Lors de l'AG de ce matin, a été voté le déblocage du campus 1, ainsi que la banalisation de 2 demi-journées (mardi et jeudi). Tout ceci aurait pu se finir dans la joie et la bonne humeur. Mais c'était sans compter sur la mauvaise foi du "comité de lutte action/rebellion/manipulation"(rayez la mention inutile, attention y'a un piège ;) ) qui une fois tout ce petit monde parti, a fait voter la banalisation de 2 journées complètes. Ben voyons !

Aussi, j'imagine ne pas avoir été le seul choqué par la proposition de Sacha (quel beau prénom, d'origine russe je crois ;) ) de considérer comme demi-voix le vote de chaque étudiant de médecine/droit, sous pretexte de n'être que "partiellement bloqué". On ne sait si le plus effrayant est qu'une telle mesure soit innocemment lachée par un élu étudiant ou qu'un tiers de l'assemblée l'ait approuvée.

On m'a fait part que dans certaines réunions d'UFR, de nombreux enseignants se sont publiquement montrés contre la loi (ce qui est normal car leur droit), mais incitent clairement leurs étudiants à bloquer sans eux-mêmes se mettre en grève. Je tiens à condamner ces lâches, exaltant la chair à canon sans avoir le courage de donner leur préavis de grêve, et retournant chez eux chausser leurs pantoufles en attendant de toucher leurs traites comme si de rien n'était, et refusant de mettre leur cours en ligne en pretextant d'un devoir de solidarité avec le blocage. Ceux-là se reconnaîtront, et doivent savoir qu'ils sont la honte de l'université française.

Pour finir ce billet positivement, je tiens à remercier les étudiants qui se mobilisent contre le blocage, qui viennent voter en AG et qui se lèvent parfois très tôt pour tracter sur le campus. Je remercie aussi de la part de nombreux étudiants les efforts de tous les enseignants,chargés de TD, qui se sont débrouillés pour trouver des salles et nous faire cours malgré les évenements. Vous faîtes honneur à votre corps et sommes heureux de vous avoir comme. Merci à vous.

01.12.2007

Compte rendu de la réunion de jeudi soir.

Bonsoir à tous,

S'est tenue jeudi soir une assemblée réunissant Mme Travert, Mme Epinette, des membres de la présidence, des élus étudiants, des étudiants mandatés par nos camarades bloqueurs et des étudiants opposés au blocage.

Voici les divers points abordés :

- Concernant "l'après-blocage", la proposition de 2 demi journées de banalisation (sans cours) a été refusée par les mandataires bloqueurs, dont les exigences portent sur "2 journées complètes jusqu'à l'abrogation de la loi LRU".

- La mise en place "d'assises sur la loi" afin de débattre de la loi LRU, ses points forts et faibles.

- Refus d'un referendum, qui légitimerait un résultat. (ndlr : M. Travert légitime l'AG en appelant devant les medias a venir voter, donc cela revient au même, sauf que le referendum aurait pu etre fait sur un terrain plus neutre que l'AG, enfin bon, allez chercher la logique)

- Approche d'un point de non-retour, et possibilité de suppression de la  2ème semaine de vacances à Noël si le blocage est reconduit mardi...

Bon week-end à vous tous.